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ADN d’une conseillère médicolégale

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Le 1er avril, elle a été nommée Conseillère médicolégale auprès de l’Institut national de Criminalistique et de Criminologie. Cette institution du SPF Justice mène des recherches scientifiques à la demande des différentes autorités judiciaires.

Non, Karolien Van Dijck n’est pas sortie d’un célèbre polar suédois. La tension est bien présente, mais il ne s’agit pas simplement d’aller de scène de crime en scène de crime vêtue d’une tenue blanc. En pratique ? Un long travail d’étude et de nombreuses analyses. Karolien : "Mon job repose en effet sur un savoir-faire technique. Mais, en tant que conseillère médicolégale, il est aussi important de bien s’y connaître dans d’autres domaines. Et pas seulement une spécialisation comme la toxicologie ou l’ADN. Vous devez avoir une vue d’ensemble sur ce qui se passe depuis le moment où un crime a été commis jusqu’aux possibilités offertes par les traces médicales techniques. Et ce tant sur une scène de crime que dans le contexte du laboratoire. En outre, vous devez par exemple pouvoir le transmettre d’une façon correcte et compréhensible au parquet. Avec mes informations, j’aide un magistrat à évaluer correctement la valeur des résultats d’une enquête. Cela signifie aussi que je dois être au courant de tout le dossier. Tant tactique que technique."

Génétiquement influencée

Karolien a reçu ce flair de son père qui a passé toute sa carrière dans le labo scientifique et technique de la police fédérale. Elle est diplômée en études médicolégales de l’Université de Strathclyde à Glasgow. Outre des connaissances scientifiques et techniques, son travail requiert une bonne résistance au stress, de la patience, un sens critique et de solides aptitudes analytiques. Karolien : "On est confronté à des choses très graves. C’est tout un art de pouvoir s’en distancier. J’essaie de me concentrer sur ce que les traces me racontent et sur les possibilités que j’ai d’apporter ma pierre à l’édifice scientifique de la vérité. Si vous commencez à vous identifier à la vie des victimes, il vaut mieux changer de boulot. La patience est reine dans mon domaine. Nous devons prendre connaissance d’innombrables documents. Je suis actuellement plongée dans un dossier vieux de plusieurs années. La première chose à faire est de tout lire et de poser un regard critique sur tous les éléments. Et surtout sur ce que les personnes impliquées ont déclaré. ‘Est-ce techniquement plausible d’après les traces ?’. Il faut ensuite avoir un esprit suffisamment analytique pour reconstituer tout le puzzle. Un exemple : il y a plusieurs années, j’ai travaillé sur une affaire similaire. Un dossier de plus de 40 000 pages. Croyez-moi, ça occupe."

Une affaire que Karolien rêverait de résoudre ? Karolien : "Je pense que je l’ai entre les mains."

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