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(D)FACT vous tend la main

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Le centre de crise des Affaires étrangères intervient lorsque les Belges connaissent ou risquent de connaître des difficultés à l’étranger. Une collaboration étroite avec la Défense permet d’apporter l’aide nécessaire dans la zone de crise.

La Belgique est représentée à l’étranger par des ambassades, consulats, bureaux de coopération au développement et consulats honoraires. Lors d’une crise, ces postes ne sont pas toujours en mesure d’offrir toute l’aide suffisante. C’est pourquoi le projet FACT (Foreign Affairs Crisis Team) a été mis sur pied. Le service public fédéral des Affaires étrangères dispose pour cet ‘team’ d’une poule de quarante volontaires. Il s’agit de profils variés – des diplomates et consuls aux fonctionnaires internes – qui peuvent à très court terme renforcer les postes pour assister les Belges à l’étranger.

Si une crise éclate, le centre de crise des Affaires étrangères entre en action. "Les causes d’une crise peuvent être très variées", précise William De Baets, directeur du centre de crise des Affaires étrangères. "Il peut s’agir d’une catastrophe naturelle, comme un tremblement de terre ou un tsunami, mais aussi de troubles politiques, de violences ethniques, d’un accident impliquant un groupe de Belges, etc."

Lors du tremblement de terre en Haïti en 2010, par exemple, un important groupe de Belges était présent dans le pays. La Belgique n’y dispose toutefois pas d’une ambassade et le consul honoraire ne se trouvait pas dans le pays au moment de la catastrophe. William De Baets : "La Belgique a déployé une aide humanitaire via B-FAST, mais une équipe de crise s’est aussi rendue sur place pour apporter une aide consulaire. Les Belges pouvaient nous adresser directement leurs questions." En Haïti, il s’agissait d’une mission DFACT (Defense & Foreign Affairs Crisis Team) : une mission à composante militaire. Durant ce genre de mission, la Défense peut notamment mettre à disposition des moyens de transport et assurer la surveillance et la protection du poste et/ou de l’équipe FACT. "Suite au tremblement de terre, la police et l’armée ne fonctionnaient plus en Haïti", ajoute le major Ronny Piens. "Les militaires belges se sont rendus sur place pour protéger les deux missions : consulaire et humanitaire."

Plan de crise sur mesure

Le volet militaire représente toujours la dernière étape d’une intervention. Les Affaires étrangères et la Défense collaborent très étroitement à cet égard. Major Piens : "Nous planifions un maximum à l’avance et nous nous préparons au mieux aux catastrophes et risques potentiels." Les plans communs visent à informer le mieux possible les Belges à l’étranger et leur permettre, si possible, de prendre à temps les mesures nécessaires. Au cours d’une mission de DFACT au Mali – pour y aider le poste diplomatique à élaborer le plan de crise – le pays venait d’être le théâtre d’un coup d’état. "Nous sommes directement passés à l’exécution accélérée des plans", explique Florinda Baleci, attachée du centre de crise des Affaires étrangères. "Une des tâches de DFACT consistait à contacter les Belges au Mali, à les tenir informés des dernières évolutions et à leur communiquer des recommandations."

Lorsque les Belges ne peuvent plus quitter un pays en crise par leurs propres moyens, il peut être décidé de les évacuer d’une région. Là aussi, les Affaires étrangères et la Défense collaborent très étroitement.

Les Affaires étrangères et la Défense unissent leur savoir-faire pour porter assistance en cas de situations de crise. Même lorsque les missions de FACT ne comprennent initialement pas de composante militaire, la Défense est quand même impliquée dans la préparation, ainsi que dans la formation des volontaires. William De Baets : "Imaginez des Belges qui veulent rentrer en urgence en Belgique et qui, paniqués, arrivent à l’aéroport – avec ou sans leurs papiers. Nous apprenons aux membres de l’équipe comment installer sur place un consulat, comment accueillir les gens, comment gérer le stress, la presse locale, etc." Des exercices sont également organisés. Début mai, la Défense a simulé l’évacuation d’un groupe d’environ 600 Belges lors de l’exercice ‘Active Trip 2012’. Major Piens : "Nous avons élaboré un scénario complet. 1.300 militaires et 600 citoyens ont participé à l’exercice." Une mission au Liban est prévue en juin. Les Affaires étrangères et la Défense y affineront le plan de crise actuel pour la région.

La somme des parties

Le centre de crise des Affaires étrangères : envoie une équipe FACT (Foreign Affairs Crisis Team) dans une zone de crise pour y assister l’ambassade, le consulat, le bureau de coopération au développement ou le consulat honoraire.

La Défense : fournit la composante militaire d’une mission DFACT (Defense & Foreign Affairs Crisis Team) et se charge notamment de la surveillance et de la protection ainsi que de l’appui logistique éventuel.

réactions

KAKEBUKE RAYMOND a dit

Quel étonnant reportage... Ainsi, pour aider ces braves militaires, le SPF Affaires Etrangères dispose désormais d'une poule. Un vrai poulailler même puisque le texte mentionne 40 volontaires ? Les bras m'en tombent. Une crise à l'étranger ? Ca roule, ma poule !

Archives: Mon univers & moi

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